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Voyage en Finistère


Publiée le par Christian Besse

Voyage en Finistère

Voyage en Finistère

 

Non ce voyage itinérant 2025 ne sera pas la fin du monde, mais après la terre c’est la mer.

 

Étape 1/ Le 02/09/25 Morlaix_Roscoff 29Km moyenne 15Km/h

Les préparations habituelles faites, notre route nous conduira à la gare de Morlaix pour y retrouver notre équipe. Changement de tenue, les vélos prêts, nous prenons la direction de Roscoff en passant par Saint-Pol-de-Léon pour une visite de sa basilique cathédrale. Hé oui nous sommes dans le pays du Léon. Quelques petites averses sur le trajet au milieu des cultures maraîchères, mais pas de quoi fouetter un chat. Notre hôtel est situé dans le centre historique de Roscoff, au bord de la mer, face à l’île de Batz. De la fenêtre de ma chambre, je peux voir les bateaux arrivant d’Angleterre, venir à la passerelle d’accostage. Le soir, le restaurant choisi est tout simplement très bon. Le vent soufflera toute la nuit en fortes rafales entrecoupées de belles averses.

 

Étape 2/ Le 03/09/25 Roscoff_Kerlouan /Meneham 63Km moyenne 14,6Km/h

Roscoff est sous la pluie. J’ouvre la porte de l’hôtel à une cycliste anglaise ruisselante, cherchant un hébergement pour elle et son vélo et qui en voyant les nôtres, s’est dit qu’elle pourrait y trouver refuge. "I didn't sleep at night a big storm blew the boat all the way through". Une grosse tempête aura secoué son bateau toute la nuit et l’aura empêchée de dormir. La place de l’église gothique de cette cité de caractère est vide. En face, derrière les vitres de la station biologique de Roscoff les étudiants de ce centre de recherche en biologie et écologie marine scrutent leurs microscopes, tout en écoutant leur enseignant. Je ne partirai pas les mains vides. La veille j’ai glissé dans ma sacoche, la culture locale "AOP", le fameux oignon rose de Roscoff, que je ramènerai précieusement à la maison. De là nous commencerons notre cabotage en suivant la vélo-maritime, direction Meneham, avec quelques petits raidards, de beaux paysages et beaucoup d’arrêts photos, l’après-midi. A Plouescat, pour le déjeuner, nous retiendrons l’option restaurant pour échapper à la pluie. A proximité un monument unique dans le Finistère, une halle en pans-de-bois construite au 16ème siècle. A propos de l’origine des noms de lieux, de personnes : l’arrivée de Bretons de Grande-Bretagne en Armorique au Ve siècle, a coïncidé avec la fondation de paroisses chrétiennes. Elles ont été affublées de noms en PLOU-, plo- ou Plu- ( du latin plebs,"peuple"), suivis de noms communs (plou + Kastell "château"= Plougastell) ou de saints (plou+ Erden= Plouedern) Plouescat vient du Breton "Ploe"(paroisse) et de saint Rescat. Nous passons Kerlouan (beaucoup de noms sont composés de KER qui désignait un endroit fortifié, puis tout lieu habité) et arrivons au magnifique village aux toits de chaume de Meneham. Repas de spécialités bretonnes, pris sur place au village. Au menu le Kig-Ha-Farz (sorte de pot-au-feu le mot KIG signifiant viande), sans oublier un Kouign-Amann au dessert (Kouign= gâteau et amann=beurre) en bref un cauchemar de diététicien. Je dormirai dans un " gwele kloz", mot breton signifiant un lit clos. Pas de soucis on y dort bien.

 

Étape 3/ Le 04/09/25 Kerlouan Meneham_Landunvez 72Km moyenne17,9Km/h

Nous entrons dans le pays des Abers. Je suis le groupe dans la camionnette, puis file faire les courses pour le pique-nique prévu au déjeuner. Le temps gris, froid, vent dans le dos sur le début du parcours est peu engageant. Au déjeuner au port de l’Aber-Wrach, soleil et averse juste après la fin du repas. Dans l’après-midi Patrick percera deux fois entre les averses et changera son pneu le soir à notre arrivée à la chambre d’hôtes, la demeure Océane de Portsall-Ploudalmezeau. Le mari de notre hôtesse tient le restaurant L’Aberic et nous y réservera le meilleur accueil. Au menu, bord de mer et Bretagne obligent, Fish & Ships (la pâte à friture anglaise), glace caramel beurre salé, d’une ferme locale.

 

Étape 4/ Le 05/09/25 Landunvez_Le Conquet 58Km moyenne 15,5Km/h

Nous passons par le port de Portsall, lieu de mémoire que les plus jeunes ne connaissent pas et que les anciens se rappelleront. Si je vous dis Amoco Cadix, supertanker responsable de la pire marée noire en 1978. Son naufrage le 16 mars 1978 en bordure des côtes bretonnes, à Portsall, provoque une marée noire considérée, aujourd'hui encore, comme l'une des pires catastrophes écologiques de l'histoire et s'inscrit comme le point culminant de la série des marées noires des années 1970 en Bretagne. Il est tôt et le musée qui lui est consacré est encore fermé. Sur le quai subsiste son ancre. Nous longeons ensuite une côte merveilleuse sous le soleil avec très peu de vent. En route je passerai dans une biscuiterie pour acheter un Kouign-Amann que je partagerai pour la pause mirabelle (on ne se refuse rien en cyclotourisme). Déjeuner au soleil à Porspaul, non loin du port. Après le café pris à proximité, nous parcourons toujours de belles routes, ponctuées de fortes montées (11à14%) et passons près du Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage). Un groupe de cyclos espagnols fera une partie de notre route jusqu’au Conquet en vélos musculaires chargés de sacoches pour camper. Avant de rejoindre notre hôtel au Conquet, nous irons explorer la pointe Saint-Mathieu (Beg Lokmazhe en Breton/ Loc ou lok, "lieu consacré" du latin Locus) et voir son ancienne abbaye.

 

Étape 5/ Le 06/09/25 le Conquet_Le Faou 78Km moyenne 17Km/h

Départ du Conquet, vent de face qui forcira en passant la pointe Saint-Mathieu et au fur et à mesure du voyage. Nous longerons la rade de Brest, passerons le pont Recouvrance pour rejoindre le port de Moulin Blanc, afin de nous extirper de la ville. Nous pique-niquons sur le port de Moulin Blanc avec un soleil resplendissant et face à la mer, malheureusement mon mal de dent de la veille se rappelle à moi. Nous sommes un samedi et après trois appels chez un dentiste, une clinique et un hôpital, personne ne peut me prendre en urgence. Je repars donc seul avec mon mal de dent, en avance sur le groupe, afin de trouver une pharmacie qui pourra me dépanner d’un antibiotique pour soulager mon abcès. Ce sera le cas et je roulerai seul jusqu’à l’hôtel le plus rapidement possible. Tout finira bien et je finirai ce voyage soulagé.

 

Étape 6/ Le 07/09/25 Le Faou_Morgat 49Km moyenne 14Km/h

Dès le début de la journée, nous essuierons une première averse. En quittant la route à forte circulation nous descendons vers le moulin à marée de Folgoat, ancien moulin à farine, aujourd’hui remplacé par une activité d’élevage de truites. En remontant, découverte de la chapelle Notre-Dame du Folgoat rarement ouverte. Nous arrivons à Landevennec et nous nous rendons sur les ruines de l’ancienne Abbaye de Landevennec. Le temps n’étant pas favorable à la visite nous déjeunerons à la crêperie repérée sur le chemin en amont. Alors crêpes ou galettes. Si elles sont appelées galettes en haute-Bretagne, les Bas-Bretons les nomment crêpes quelle que soit la farine utilisée, sucrée ou salée. On parle ainsi de crêpes de froment et de crêpes de blé noir, plutôt que de sarrasin. Après ce repas au chaud et au sec, nous reprenons la route ressourcés par une après-midi ensoleillée en affrontant de fortes côtes (17%). Nous arrivons à Morgat dans ce bel hôtel où nous retrouvons par hasard un groupe de randonneurs venus de Quincy-voisins en Seine-et-Marne, proche de Meaux. Certains d’entre nous y retrouveront des amis.

 

Étape 7/ Le 08/09/25 Morgat_Morgat 65Km moyenne 16Km/h

C’est une journée un peu différente des autres, en effet nous reviendrons le soir au même hôtel, le but : découvrir la presqu’île de Crozon. Par chance le cousin de Dominique est Breton, réside à proximité et au cours de son activité professionnelle servait un peu de guide touristique. Yvan nous rejoindra donc à la pointe des Espagnols et nous en délivrera tous ses secrets. Ensuite nous rejoindrons la pointe de la Chèvre et son histoire. Ces petites routes, avec de magnifiques vues, de forts dénivelés parfois, nous permettront de faire le tour de la rade de Brest et d’en apercevoir les différentes fortifications érigées par Vauban. C’est une très belle journée fortement ensoleillée, nous déjeunerons en terrasse face au port de Camaret-sur-Mer et à la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, que nous visiterons en repartant. A la pointe du port nous contournons la Tour Vauban en travaux. Passage par la pointe Pen-Hir, sa vue à 360°, sa côte de rochers aux formes particulières, le surplomb de la croix de Lorraine. S’ensuit un passage au Mémorial de l’Aéronautique Navale à la pointe de l’Anse Saint-Nicolas. De retour à Morgat, après cette chaleur, nous dégusterons une glace bien méritée. Quartier libre pour faire quelques emplettes et direction le restaurant face à la mer et son coucher de soleil à marée montante.

 

Étape 8 Le 09/09/25 Morgat_Locronan 53Km

Nous quittons l’hôtel pour un relief fatigant. Pas de pluie ce matin. Cerise sur le gâteau ou plutôt pompon sur le béret, nous irons affronter le "Ventoux Breton"le Menez-Hom. La montée ne présente pas de difficultés particulières, mais le vent violent au sommet pourrait ressembler à celui du Ventoux ou du Mont Aiguoual. Les vestes se gonflent, les dos se courbent et nous profitons d’une vue magnifique à 360° en visualisant certains de nos points de passage. Après le déjeuner, pas de café ouvert, la pluie s’invite sur le parcours et devient de plus en plus forte en arrivant à Locronan. Heureusement nous mangerons sur place à l’hôtel. Une accalmie avant le repas, nous autorise une promenade dans les rues piétonnes pavées de ce village de caractère. Dans la rue principale les petits commerces proposent des produits locaux qui feront notre bonheur.

 

Étape 9 Locronan_Quimper 21Km

Ce matin la pluie forte nous incitera au choix du transport en véhicule jusqu’à la gare de Quimper. Les vélos, valises, seront chargés dans la camionnette. Robert et Dominique prendront à leur bord les passagers du train.

 

Des remerciements à Gérald pour la qualité de ses traces qui nous permettront la découverte de petites routes nous conduisant parfois à des lieus insolites en toute sécurité, à Jacques tout particulièrement pour le choix de ses hébergements de charmes, restaurants de qualités et aussi découvertes patrimoniales.

J’attends avec impatience le prochain voyage itinérant qui nous mènera peut-être jusqu’au Luxembourg.

 

Christian Besse

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