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BRM et PBP

BRM ? PBP ?  Kezako ? 

Un BRM est un Brevet de Randonneur Mondial tandis que le PBP c'est l'épreuve longue distance de la FFCT où il faut faire l'aller-retour entre Paris et Brest.

Les BRM sont obligatoires à réaliser la même année que l'évenement du Paris Brest Brest prévu au mois d'aout. Les BRM ? Eh oui il faut parcourir les distances de 200, 300, 400 et 600 km voire 1000km en un temps limité pour prétendre prendre le départ du PBP.
Vous retrouverez toutes les informations sur le site de l'Audax Club Parisien

A présent que le décors est planté, voici quelques lignes de leurs BRM de nos 3 prétendants du club que sont Emmanuel, Maximilien et Christophe qui se préparent depuis 2022.

BRM 200 - La Madelon - Beuvry - 07/02/2023

2023, dernière ligne droite vers le PBP.  On reprend les mêmes et c'est parti plus tôt dans la saison pour boucler sereinement les BRM qualificatifs. 

Le premier BRM nous emmène dans la région Haut de France. Départ depuis le garage de l'organisateur, une ambiance unique en somme. Les petits pelotons se forment et progessent via les petites routes de campagne. Un peu de pluie mais surtout un objectif, manger local comme un VRAI Cyclotouriste ! La première partie de la matinée se déroule plutôt bien, du vent bien sûr pour ralentir notre progression mais aucun souci mécanique. Pour un mois de février, seule une petite ondée nous a cueilli vers 9h, mais rien qui nécessite un équipement de pluie. Aux abors de Berck, il a bien fallu faire une dizaine de km supplémentaire hors parcours pour voir la mer et cette plage dégagée qui n'appelait forcément pas à la baignade mais à l'apaisement. Un autre apaisement a été le bienvenu avec la pause méridienne et une folle envie de manger des frites aux vinaigre et une fricadelle. Grand bien nous a pris. Nous avons rattrapé les derniers qui étaient devant nous vers le port de la Madelon (qui n'en a pas l'air) et avons remonté dans les terres où Maximiliien a crevé d'envie de s'arrêter pour réparer sa roue. La chambre à air remise, nous voilà reparti et arpenter les bosses qui nous ramenaient au départ. Nous avions fait la course avec deux vélos Aéro qui nous ont semé à peu de kilomètres de l'arrivée.  Manu bon prince a prétexté un problème mécanique (on ne sait toujours pas pourquoi) qui nous a ralenti et les a laissé filé. La bière à l'arrivée a été des plus réconfortantes avant la tombée de la nuit qui se profilait et annonçait un retour vers nos pénates.

 

BRM 650 - Ultra Bike Centre Val de Loire 2022 - Courville sur Eure - 03/09/2022

 Nous étions 3 du MCT à s'élancer sur notre premier BRM 600 qui faisait 650km. 40 heures pour boucler le parcours c'est bien assez suffisant pour les 60 fous furieux que nous étions. Objectif du BRM rallier 6 cathédrales de la région Centre Val de Loire.

 Le départ fut donné sur les chapeaux de roues. Alors que le peloton tutoyait les 30~32 km, déjà un petit groupe s'était mis en tête d'avaler les 650km en moins de 24h. Ce petit groupe nous a distancer au fur et à mesure pour terminer finalement en 25h environ. Ils ont aussi subi un abandon dans leur groupe, suite à l'effort intense que cela nécessitait. J'ai été impressionné par un participant en vélo couché. Il était scotché au bitume et dans les virages, on aurait cru voir un kart ou une formule un tellement ses trajectoires étaient propres et sans perte de vitesse. Le peloton s'est éclaté au niveau de Chambord. Les premiers caracolaient déjà avec 20 minutes d'avance. J'étais dans un petit groupe tournant à 30km/h mais je savais compte tenu de ma monture que je ne tiendrais pas avec eux. Avec mon paquetage, le poids de l'ensemble vélo/équipement avoisinait les 19kg alors que mes compagnons s'étaient répartis les outils et avaient que nourriture et un sac de survie. Je les ai perdu à Blois puisque je me suis arrêté prendre à manger. J'ai poursuivi la suite du périple avec Benjamin que je n'ai plus lâché jusqu'à l'arrivée. 

Il n'était pas de trop pour m'aider à affronter le vent qui n'a cessé depuis le matin à nous caresser le visage et nous plaquait subtilement au sol. La route des Vignobles dans le Vouvray m'a quelque peu ragaillardi. Des portions Gravel dans les vignes, quelques raidillons particulièrement corsé avec 18kilos à tracter (vélo et paquetage). 

Après Tours, nous pensions nous reposer mais que nenni toujours du vent pour nous occuper l'esprit et saper le peu de force qu'il nous restait. Le ravitaillement à Villegouin à 316km du départ était d'un sacré réconfort. Outre l'organisation du MC Ultra, la fête du village battait son plein. Cela a réussi à me bercer une petite heure avant de repartir vers 21h30 pour affronter la nuit et passer aux pieds de deux autres cathédrales : celle de Châteauroux et Bourges. Je ne suis pas peu fier d'avoir parcouru virtuellement le tracé afin d'anticiper les ravitaillements d'eau et les éventuels spots de Bivouac. Surtout après Issoudun où seules les éoliennes et leur lumière faisaient écho à nos phares déchirant la nuit.

Avec le petit groupe que nous avions formé au départ du ravitaillement la nuit aidant, nous a incité à nous arrêté pas loin de Saint Georges sur Moulon. Mes compères se sont endormis sur le sol, alors que j'ai préféré prendre le banc qui s'offrait à moi. J'ai été ravi d'avoir ce banc, surtout quand j'ai entendu un animal traversé la route et s'engouffrait dans le bois voisin. 

Après une bonne demi-heure de sieste, nous voilà repartit dans la fraicheur du petit matin jusqu'à Brinon sur Sauldre, où nous avons pris notre petit déjeuner … salé. La partie jusqu'à Orléans fut vite avalé à travers la Sologne. Malgré l'heure méridien qui arrivât, le petit groupe que nous étions n'avait forcément pas fait. Objectif rentré rapidement sur Courville sur Eure. La fin du parcours après Orléans fut la plus éprouvante pour moi. 

Traverser la Beauce en plein cagnard avec un vent qui ne nous épargnait pas a été un véritable supplice. Mes compagnons étaient à bout et moi je trépignais d'impatience de finir. Quand je ne les ai plus vu dans mes roues à un moment, j'ai juste mis de la musique pour me faire oublier ce grand espace plat et sans ombrage pour me focaliser que sur mon pédalage et sur les derniers kilomètres qui s'égrenaient jusqu'à l'arrivée. 

Pour ce qui est de Max et Manu, je les avais lâché avant Chambord en raison de leurs multiples crevaisons qui leur a fait perdre un temps précieux sur moi mais leur a permis de rouler à leur rythme.  Quelle joie de les revoir à l'arrivée main dans la main. Un agréable moment.

BRM 400 - Côté 413 signal d'Ecouves - Fleury les Aubrais - 06/03/2022

Pour ce second BRM à trois, nous avions jeté notre dévolu, une fois de plus sur la région d'Orléans. départ à 6h pour les 45 partants ayant répondu présents. Dès le départ, nous avons roulé groupé dans notre petit groupe de 35 personnes, Une chose est sûre, ce n'est pas une course comme sur le 200km où des flèches ont pris les devants. Malgré tout la vitesse moyenne de notre petit groupe tutoyait preque les 29km/h, cela me change de notre vitesse sur le BRM200.  

J'ai fait de belles rencontres comme par exemple ce cyclo avec sa randonneuse victoire d'un bleu azur magnifique. Certains participants avaient déjà réalisé le PBP et échangé avec eux a été intéressant.  Malgré les arrêts un peu désordonnés lors du premier CP, nous avions tous pu nous rattraper et poursuivre le parcours. A  13h, nous voici dans la fa forêt d'Ecouves à grimper la côte où trône le char Valois.
A 14h nous avions atteint le CP à mi-parcours et entamions gentiment le retour. La vitesse moyenne a commencé à chuté avec le vent qui nous a ralenti inexorablement. 

Le plus surprenant a été lors ce petit passage un peu raide. Les kilomètes accumulés se sont fait sentir et j'ai vu la fatigue sur les visages de mes compagnons, au point qu'ils s'arrêtent se reposer au sommet, alors que nous étions trois à poursuivre afin de passer les bosses suivantes jusqu'au prochain CP. 
A ce CP, certains ont reçu un ravitaillement providentiel tandis que le gros de la troupe s'est arrêté dans le Kebab encore ouvert à cette heure. Plus que 75km à parcourir dans la Beauce, de nuit avec le vent pour seul ennemi. A 15 km j'ai perdu le groupe avec un autre cyclo. Juste avant au feu tricolore, nous étions comme assoupi, ceci explique cela. Regain d'énergie pour rattraper le groupe et foncer vers l'arrivée où m'attendait Max. 

Parcours bouclé en 17h25, un exploit en somme, nul besoin de dormir à la belle étoile. 

BRM 200 - Sur les Pas de Raboliot  - Fleury les Aubrais - 06/03/2022

Ce dimanche 6 mars marque nos premiers coups de pédale sur la route des BRM : nous commençons gentiment avec un 200km en Sologne. Nous sommes 4 petits meldois au départ.  Température proche de 0° au départ. Malgré le temps frisquet au départ, nous serons particulièrement gâtés par une magnifique journée ensoleillée. 

Départ en 2 temps par conséquent : mes compères sont partis et moi j'ai patienté  … d'abord  car j'avais promis de prendre le départ avec un Seine-et-Marnais rencontré sur les réseaux sociaux puis  parce que je n'avais pas redescendu la trace sur le GPS.  Décalage/écart de 10 minutes par conséquent. 

Je me suis élancer tranquillement et commencé à discuter avec un participant de la région midi pyrénéenne.

Quand il a fait une halte au bout d'une dizaine kilomètre, jai mis les bouchées doubles pour rejoindre mes petits camarades. . C'était drôle d'entendre le GPS égrener la vitesse moyenne tous les 5km et entendre que cette dernière  ne cessait d'augmenter.  J'ai eu des soucis avec la selle qui descendait ( les joies du réglages de départ) et je les ai rattrapé au bout de 40 km lors de leur halte.  Eux frais préservé dans peloton, moi tout en sueur à cavaler comme un beau diable pour les rejoindre.

Rouler en groupe est reposant, surtout après l'effort précédent. La gestion de l'effort est primordial sur ce genre de randonnée longue mais je me suis amusé à faire le yo-yo entre les différents groupes.  Une envie folle de rattraper les protagonistes de l'épreuve me prend systématiquement lorsque je les aperçois au loin. 

J'augmente ma cadence afin de rattraper le dernier du groupe et  prends le temps de discuter, rire et reprendre ma route aussi vite que j'étais arrivé dans leurs roues. 

La région est belle mais assez plate, heureusement pour nous car le plus dur fut durant les 60 derniers kilomètres. 

Il a fallu rentrer la tête dans le guidon et se faire fin comme un rondin pour progresser face à ce vent depuis Chambord et jusqu'à Orléans. J'ai participé à l'effort du petit peloton que nous avions constitué avec d'autres participants. 

C'est là que j'ai constaté que l'effort n'était pas partagé équitablement, qu'à cela ne tienne. C'est dans une bosse que le groupe s'est disloqué les "planqués" du groupe ont tenté un débordement. J'étais devant et à part un grognement de ce qui se passait, je n'ai rien compris.  500mètres plus loin les planqués étaient dans ma roue mais pas pour bien longtemps. Ne pouvant pas tenir face au vent, je me suis retrouvé 3 kilomètres plus loin dans un petit groupe de 4 puis de 2.  Le participant croisé en début de journée m'avait rattrapé et nous avons terminé ensemble. Nous avons repris  et dépassé quelques-uns sur les bords de la Loire en remontant à Orléans. 

Dans Orléans, j'ai levé le pied afin de pédaler avec Simon BARRET, youtubeur que certains d'entre nous connaissent les vidéos de ses péripéties. L'arrivée fut qu'à quelques kilomètre de la cathédrale que ne put m'empêcher de photographier. Il n'y a plus qu'à continuer sur cette lancée pour qui sait rejoindre en 2023 le groupe de courageux sur le PBP en randonneur. 

 

 

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